| L'importance du secteur bioalimentaire Le secteur bioalimentaire contribue à 10% du PIB de la région et à 16% des emplois totaux. Principales caractéristiques de l'Estrie L'Estrie est une région permettant une grande diversité des cultures grâce aux nombreux microclimats qui y existent et sa qualité des sols. Elle se classe parmi les premières régionsau Québec pour plusieurs de ses productions, tant animales que végétales. En outre, le mode de production biologique y est en pleine croissance. Les productions animales (surtout le lait, suivi du porc et du bovin) dominent largement en générant près de 85% des revenus agricoles de la région. Cependant la région est sur la voie de la diversification puisque les revenus des productions végétales ont augmenté d'environ 150% entre 1991 et 1996. La diversité des produits agricoles en Estrie permet aux entreprises de transformation de la région de jouir d'une grande facilité d'approvisionnement. Cet avantage, jumelé à la proximité des centres de recherches d'envergure mondiale sur les plans de la production et de la transformation, de même qu'une structure d'accueil innovatrice et spécialisée dans le secteur agroalimentaire, fait en sorte que l'Estrie est le bassin idéal pour le développement de ce type d'industrie. De plus, tous ces éléments favorisent l'essor, tant des très petites entreprises et de PME que de grosses entreprises et d'entreprises multinationales. De plus, la région de l'Estrie possède un avantage concurrentiel en étant située à proximité du marché américain et près du marché de la métropole. L'Estrie est la première région à s'être dotée d'une entente spécifique pour le développement de son secteur bioalimentaire. En plus de prendre des engagements fermes quant à la coordination des activités de développement du secteur, les partenaires de cette entente, soit le CRD-Estrie, le MAPAQ, le CIBLE, les CLD et le ministère des Régions, y investissent, sur une période de trois ans, plus de 2 millions de dollars. L'Estrie est la seule région au Québec dont la plupart des MRC rurales sont dotées de tables agroalimentaires locales et d'agents de développement dont le travail est dédié entièrement au secteur agroalimentaire et agroforestier. Pour encourager le développement du secteur de la transformation, l'Estrie s'est également dotée d'un parc bioalimentaire, situé à East Angus. Emplois et activité économique Compte tenu de sa population et de sa part dans l'activité économique du Québec, l'Estrie présente un bilan bioalimentaire globalement fort intéressant. Ainsi, sur les 122 000 emplois enregistrés en Estrie, l'industrie bioalimentaire compte 19 300 emplois, soit 16 % de l'emploi total en région, c'est-à-dire pour près d'un emploi sur 6, alors que la moyenne au Québec est de 11,6% (1 emploi sur 9). De plus, cette industrie génère près de 400 millions de dollars d'activité économique (PIB), ce qui représente plus de 10% de l'activité économique régionale. Il faut souligner que l'agriculture et la restauration sont les activités bioalimentaires les plus importantes en région. En 1996, l'emploi dans le secteur bioalimentaire se répartissait de la manière suivante : 34% en agriculture, 6% en transformation agroalimentaire, 18% en commerce de détail, 3% en commerce de gros et 39% au niveau de la restauration. Figure 1 Répartition de l'emploi dans le secteur bioalimentaire, Estrie, 1996 ![]() MAPAQ, Direction régionale de l'Estrie, Patrick Chalifour, 1998. Le secteur de l'agriculture a dégagé des recettes de 270 millions de dollars, soit 6% des recettes agricoles du Québec et permis la création de 6 600 emplois. L'agriculture, qui regroupe 4,2% de la main-d'uvre en Estrie, est bien développée dans la plupart des MRC, entre autres dans les MRC de Coaticook (17,3% de sa main-d'oeuvre) et du Haut-Saint-François (12%). En 1996, le secteur de la transformation de l'Estrie a produit pour 320 millions de dollars en livraisons manufacturières qui ont généré 1 200 emplois. Les besoins ponctuels en main-d'uvre des entreprises sont comblés par des agences de placement. Ces dernières indiquent que le nombre d'heures travaillées par les travailleurs saisonniers a augmenté de 38%. Les 2/3 des heures travaillées le sont dans les serres de légumes, de fines herbes et de fleurs et dans les productions maraîchères. Les productions laitière, porcine, ovine et forestière ainsi que l'aménagement paysager se sont partagé le dernier tiers des heures travaillées. Tableau 1 Indicateurs de l'activité économique, Estrie, 1996
MAPAQ, Direction de l'analyse et de l'information économique, 1998. Figure 2 PIB et emplois du secteur bioalimentaire, Estrie, 1996 ![]() MAPAQ, Direction de l'analyse et de l'information économique, 1998. L'agriculture Faits saillants La situation géographique de l'Estrie (Sud-Est du Québec) permet au secteur de la production agricole de bénéficier d'unités thermiques favorables à une agriculture très diversifiée. Selon le MAPAQ, la région compte près de 2 763 exploitations agricoles, ce qui représente 8 % du nombre total d'exploitations au Québec. L'Estrie est une région importante dans les secteurs du lait, du bovin de boucherie et des ovins. Toutefois, c'est en aquiculture d'eau douce qu'elle se démarque particulièrement. Les productions végétales sont également un atout majeur de la région, notamment l'horticulture ornementale, l'acériculture et les superficies boisées, domaines où la région joue souvent un rôle de leader provincial. La région de l'Estrie est une pionnière au Québec sur le plan des productions agricoles certifiées biologiques, aussi bien végétales qu'animales, et elle exporte déjà une partie importante de sa production aux États-Unis et en Asie. Selon la Société de financement agricole, les investissements dans le secteur de la production agricole, au cours des dernières années, ont été en moyenne de l'ordre de 60 millions de dollars, ce qui représente plus de 50% des investissements du secteur primaire en Estrie. Emplois et revenus agricoles Le secteur de l'agriculture a dégagé des recettes de 270 millions de dollars, soit 6% des recettes agricoles du Québec et a permis la création de 6 600 emplois. En 1996, la provenance des revenus agricoles reposait à 84% sur les productions animales et 14% sur les productions végétales. En 1997, la main-d'uvre agricole totalise environ 9 300 travailleurs dont 32% étaient engagés sur une base saisonnière. Au plan des revenus, 30% des propriétaires d'entreprises agricoles déclaraient des revenus de ventes d'au moins 100 000 $, tandis que 31% déclaraient des revenus entre 20 000 $ et 100 000 $ et 39% des revenus inférieurs à 20 000 $. Figure 3 Nombre de fermes selon le revenu principal, Estrie, 1997 ![]() MAPAQ, Direction régionale de l'Estrie, Patrick Chalifour, 1999. Figure 4 Revenu agricole moyen par ferme, Estrie, 1997 ![]() MAPAQ, Direction régionale de l'Estrie, Patrick Chalifour, janvier 2000. Surface agricole La superficie totale de l'Estrie est de 10 127 km2, soit plus d'un million d'hectares. Le couvert forestier, incluant les érablières, représente 70% de cette superficie. Les fermes représentent plus de 30% de la superficie totale de l'Estrie. Plus de la moitié de la superficie de ces fermes est en cultures, soit 15% de la superficie totale de l'Estrie ou environ 170 000 hectares. Figure 5 Valeurs des productions agricoles par catégories de production (ha), Estrie, 1999 ![]() MAPAQ, Fiche d'enregistrement des producteurs agricoles, 1999. Productions animales En générant 62% des revenus des productions animales en 1996, la production laitière domine en Estrie. Deux autres productions animales sont importantes en termes de revenus générés : la production porcine (20% des revenus des productions animales) et la production bovine (13%). Le secteur laitier de l'Estrie, particulièrement celui de la région de Coaticook, est en pleine expansion et gagne des parts de marché substantielles sur le plan provincial. La région de l'Estrie se classe parmi les 4 premières régions productrices de lait au Québec, où elle se classe en première position en ce qui concerne le quota laitier par entreprise avec une moyenne de près de 9 500 kg de matière grasse par entreprise. L'Estrie, avec ses 800 producteurs de buf, fait partie du peloton de tête en ce qui concerne la production bovine où elle se classe au 4e rang au Québec. Le secteur ovin compte plus de 15 000 têtes, ce qui représente près de 12 % de la production québécoise. L'Estrie se classe donc en troisième position sur le plan provincial pour ce secteur. La région présente énormément de potentiel pour cette production, notamment à cause de sa vocation fourragère. Étant donné la qualité de ses eaux et sa topographie, l'Estrie se démarque également dans le secteur de l'aquiculture en eaux douces. Elle domine les autres régions du Québec en produisant annuellement plus de 3 millions de truites, soit 21 % de la production totale québécoise. La production de miel en Estrie donne à cette dernière une part de 12,7% du nombre de ruches au Québec pour 13 producteurs. Tableau 2 Principales productions animales, Estrie, 1999
MAPAQ, Fiche d'enregistrement des producteurs agricoles, 1999. Productions végétales En 1996, les trois principales productions végétales en terme de revenus générés sont les légumes de serres (19%), l'acériculture (17%) et les produits ornementaux de serres (8%). Le Québec produit 70% du sirop d'érable au monde. En Estrie, la superficie allouée à cette production s'élève à plus de 20 000 hectares, soit 16% de la superficie québécoise. L'Estrie se classe au deuxième rang au Québec en ce qui à trait à la production acéricole. La production des petits fruits est en plein essor dans la région. En ce qui concerne les productions ornementales de plein champ, la région de l'Estrie se classe en première position avec 37% des terres québécoises consacrées à cette production. L'Estrie est la première région productrice d'arbres de Noël au Québec avec plus de 70% de la superficie québécoise. Un grand pourcentage de cette production est exporté vers les États-Unis. Les pépinières de plants forestiers de l'Estrie occupent près de 28% (240 hectares) de la superficie québécoise, ce qui la place également au premier rang par rapport aux autres régions du Québec. Les producteurs de légumes biologiques de la région se regroupent pour percer le marché québécois et particulièrement celui des grandes surfaces. Grâce à son climat, la région de l'Estrie se distingue par la présence de plusieurs vignobles qui occupent une superficie de 26,9 hectares, soit 16,6% des superficies en vignobles au Québec. Tableau 3 Principales productions végétales, Estrie, 1999
MAPAQ, Fiche d'enregistrement des producteurs agricoles, 1999. La transformation Une comparaison des coûts des entreprises réalisée par KPMG, conseillers internationaux en affaires, démontre que Sherbrooke est la ville où le coût de production pour le secteur de la transformation des aliments est le plus bas au monde. Ce constat pourrait cependant être renversé si la valeur du dollar canadien augmente de 18% par rapport au dollar américain. La grande diversité du secteur agricole de l'Estrie permet aux entreprises de transformation de la région de jouir d'une grande facilité d'approvisionnement, aussi bien lorsqu'il s'agit d'une première que d'une deuxième transformation. L'industrie des aliments est plutôt diversifiée en Estrie. On y dénote la présence aussi bien de très petites entreprises et de PME que de grosses entreprises et d'entreprises multinationales. Malgré le fait que la transformation des aliments et boissons occupe près de 191 entreprises en Estrie (incluant les entreprises agricoles qui font de la transformation), elle est peu présente dans la région comparativement au reste de la province. Toutefois, on a pu constater, au cours des dernières années, un intérêt grandissant de la part des entrepreneurs au regard de ce domaine d'activité. Actuellement, ce sont surtout de petites entreprises qui voient le jour et elles ont sans aucun doute un rôle majeur à jouer dans le développement du secteur de la transformation en Estrie. Selon les données du Centre de recherche industriel du Québec (CRIQ) et du ministère de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie du Québec (MICST), la région de l'Estrie compte 72 entreprises manufacturières dans la transformation des aliments. Les établissements manufacturiers en agroalimentaire représentent 9,7% de l'ensemble du secteur manufacturier et comptent pour 5,8% des entreprises agroalimentaires de l'ensemble du Québec. Parmi les entreprises de transformation, on note la présence de 14 entreprises exportatrices de la région qui généraient 67 emplois attribuables aux exportations. La transformation des aliments et boissons se concentre à près de 90% dans le lait et les viandes. Les industries de la transformation les plus importantes en terme de nombre d'emplois sont présentes dans les secteurs de la transformation des viandes, de l'horticulture ornementale, des boulangeries et de la nourriture pour animaux domestiques. D'autres secteurs de la transformation sont également présents. Figure 6 Répartition des entreprises de transformation bioalimentaire, Estrie, 1996 ![]() MAPAQ, Direction régionale de l'Estrie, Patrick Chalifour, 1998. En 1996, le secteur de la transformation de l'Estrie a produit pour 320 millions de dollars en livraisons manufacturières qui ont généré près de 1 200 emplois. Ce volume d'affaires représentait 3% des livraisons manufacturières bioalimentaires et 2% des emplois dans la transformation de la province de Québec. Figure 7 Nombre d'emplois par catégorie d'entreprises de transformation bioalimentaire, Estrie, 1996 ![]() MAPAQ, Direction régionale de l'Estrie, Patrick Chalifour, 1998. Le commerce de gros, de détail et la restauration Dépenses de consommation des ménages Les dépenses alimentaires totales (excluant boissons alcoolisées) des ménages représentent un potentiel de marché de 429 millions $ en Estrie, pour près de 110 000 ménages. Les dépenses alimentaires par ménage de la région (3 907 $) sont légèrement inférieures aux dépenses moyennes par ménage québécois (4 117 $). Les revenus annuels de la région (15 000 $ / habitant) sont moins élevés que la moyenne provinciale (17 600 $ / habitant). La répartition des dépenses de consommation alimentaire en Estrie selon le type de magasins est semblable à celle de l'ensemble du Québec. La répartition des dépenses alimentaires totales par habitant est la suivante : supermarchés (79,9%), dépanneurs (4,4%), magasins spécialisés (8,6%) et les autres magasins (7,2%). Il y a lieu de noter qu'une certaine différence prévaut d'une MRC à l'autre. Les dépenses alimentaires par catégorie d'aliments dans la région de l'Estrie sont également comparables à la moyenne provinciale. La répartition des dépenses de consommation alimentaire par catégorie d'aliments est la suivante : viandes (25,2%), produits laitiers et ufs (16,4%), produits de boulangeries et céréaliers (15,5%), fruits et légumes frais et noix (13,3%), poissons et autres produits marins (3,0%) et tous les autres produits alimentaires n'appartenant pas à une de ces catégories (26,6%). On peut observer des différences légères entre certaines MRC. Figure 8 Répartition des dépenses de consommation alimentaire par catégorie d'aliments, Estrie, 1996 ![]() UPA, Vers un pacte renouvelé 1998-2005, juin 1999. Faits saillants L'Estrie est peu dotée en ce qui concerne le commerce de gros des produits agricoles et alimentaires et est sans doute desservie à partir de Montréal et de la Montérégie. Compte tenu du nombre de résidents et du niveau de leurs revenus, le commerce de détail alimentaire y est excellent, tout comme la restauration. Au total, ces deux dernières activités procurent de l'emploi à plus de 9 000 personnes, le commerce de détail alimentaire et la restauration contribuent pour 4% à l'économie régionale, comparativement à 3,2% à l'échelle de l'ensemble du Québec. Le fait que l'Estrie soit une région touristique majeure contribue à expliquer cette force relative des activités bioalimentaires commerciales dans cette région. Les investissements Au cours des dernières années, les investissements dans le secteur de la production agricole ont été en moyenne de l'ordre de 60 millions de dollars en Estrie, ce qui représente plus de 50% des investissements du secteur primaire. La Société de financement agricole en Estrie (SFA), l'organisme provincial qui garantie les prêts agricoles, comptait 1 832 clients au 31 mars 1998, soit 10% de la clientèle de la SFA au plan provincial, et 276 millions de dollars d'en-cours représentant près de 10% des en-cours de la SFA au Québec. En incluant les prêts, les ouvertures de crédits et les subventions à l'établissement, cela totalise un financement de 356 millions de dollars pour l'ensemble des sept MRC de la région, et ce entre le 1er avril 1997 et le 31 mars 1998. En 1998, la Société de financement agricole (SFA) et la Société de crédit agricole (SCA) ont effectué des prêts au profit des secteurs agricole et forestier, pour plus de 80 millions de dollars. De ce montant, 47 millions de dollars sont des nouveaux investissements, soit une diminution de près de 12 millions de dollars par rapport à 1997. Cette diminution est la conséquence d'un ralentissement des investissements dans le secteur porcin à la suite de la chute des exportations causée par la crise asiatique. Tableau 4 Activités de prêts par secteur de production pour 1997-1998, SFA, Direction régionale de l'Estrie
Source : Société de financement agricole, Direction de la recherche et de la planification, 1999. Tableau 5 Utilisation du financement autorisé pour 1997-1998, SFA, Direction régionale de l'Estrie
Source : Société de financement agricole, Direction de la recherche et de la planification, 1999. Selon l'Institut de la statistique du Québec, les investissements dans le secteur de la transformation alimentaire ont augmenté de 26% entre 1997 et 1998. Pendant la même période, le secteur de la production agricole a, quant à lui, affiché une diminution des investissements de l'ordre de 6% entre 1997 et 1998. De 1992 à 1994, les investissements dans le secteur de la transformation des aliments ont été en moyenne de l'ordre de 5 millions de dollars. Il s'agissait surtout de dépenses en immobilisation, en particulier des machines et de l'équipement. Depuis 1994, plusieurs petites entreprises ont vu le jour ce qui a certainement eu pour effet d'augmenter la valeur des investissements dans ce maillon de la filière. Les investissements dans le secteur de la transformation alimentaire ont augmenté de 26%. Le secteur du détail est en pleine effervescence au Québec. L'Estrie ne fait pas l'exception. La compétition entre les chaînes d'alimentation québécoises (Provigo, IGA, Métro, etc.) et l'arrivée de nouveaux joueurs sur le marché québécois tel que Sobeys a engendré des investissements massifs dans le secteur bioalimentaire sous forme d'agrandissement et d'embellissement des magasins grande surface. Les centres de formation La Commission scolaire des Hauts-Cantons regroupent deux établissements qui offrent de la formation dans le secteur agroalimentaire : le Centre régional d'initiatives et de formation en agriculture (CRIFA) et la Maison familiale rurale du Granit. Le Centre régional d'initiatives et de formation en agriculture (CRIFA) est en agrandissement continu, ce qui prouve le dynamisme du secteur agricole, l'engouement pour la formation en agriculture et surtout la réussite de la formule de guichet unique en formation agricole. La première maison familiale rurale en Amérique du Nord s'est installée en Estrie dans la MRC du Granit. L'école, qui a débuté ses activités au mois de septembre 1999, repose sur un principe d'alternance de formation pratique suivi de formation théorique. Le cours correspond aux niveaux secondaires 3, 4 et 5 et a récemment été sanctionné par le ministère de l'Éducation. Du côté anglophone, la Commission scolaire Eastern Townships offre les cours Dairy Production et Beef Production, dans les locaux du CRIFA. Le Pavillon de l'alimentation et du tourisme dispense des formations dans ces deux secteurs respectifs. Il relève du Centre de formation professionnelle du 24-juin qui gère aussi un programme de formation continue pour les adultes. Le Collège de Sherbrooke et l'Université de Sherbrooke offrent des cours post-secondaires dans des domaines connexes au domaine bioalimentaire. Le Collège de Sherbrooke dispense entre autres, un DEC en techniques de santé animale. De plus, la proximité de l'Institut en technologie agricole et agroalimentaire de St-Hyacinthe permet d'ajouter des formations en transformation agroalimentaire aux formations données en Estrie. Le Collectif régional en formation agricole (CRFA), qui regroupe toutes les forces vives du milieu qui sont préoccupées par la formation dans le secteur agricole et agroalimentaire, joue un rôle indéniable sur le plan de la coordination de l'offre de formation dans la région de l'Estrie. Les centres de recherche L'Estrie et ses environs sont dotés de plusieurs centres de recherche d'envergure mondiale. Le Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc de Lennoxville a le mandat pan canadien de la recherche sur la production laitière et sur la production porcine. L'équipe du centre de recherche compte plus de 100 personnes scientifiques, technologues, spécialistes en sciences de l'information et employés au soutien administratif et opérationnel. Cette équipe vise à optimiser les rendements biologiques et économiques des productions laitière et porcine, dans le respect du bien-être animal et de celui de l'environnement. Le Centre de recherche et développement des aliments (CRDA) qui se trouve à environ 100 km de Sherbrooke offre une expertise mondiale sur le plan de la transformation alimentaire. La mission du centre est d'aider l'industrie alimentaire canadienne à accroître sa compétitivité en approfondissant la connaissance des systèmes alimentaires et en favorisant le développement et le transfert de nouvelles technologies. L'équipe du centre se compose de 86 personnes (chercheurs, assistants de recherche, technologues, professionnels et personnel de soutien) regroupés en six sections : bio-ingrédients, industrie des viandes, industrie laitière, technologies de conservation des aliments, services industriels et exploitation ainsi que la communication et la valorisation de la recherche. L'Estrie est aussi dotée de la Station piscicole de Baldwin où sont produites sept espèces de poissons d'eau douce. Il s'agit de l'omble de fontaine, la truite arc-en-ciel, le touladi, la truite brune, le saumon d'eau douce, le maskinongé et le doré jaune. L'équipe de la station comprend près d'une dizaine de personnes. Cette équipe effectue de la recherche et du développement de techniques d'élevage (ex : suceurs cuivrés), du transfert technologique auprès de l'entreprise privée (ex : Le doré jaune) et de l'éducation et de l'information auprès du grand public. La proximité de ces centres de recherche, ainsi que les possibilités qu'ils offrent aux entreprises privées en matière de partenariat et de partage des frais pour l'investissement, donnent aux entreprises localisées dans la région de l'Estrie un avantage comparatif indiscutable. |
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